MIRACLES AU LIEU DE PRIÈRE

Si le lieu de prière est si désert, c’est simplement parce que le lieu de prière ou encore mieux la prière a perdu sa véritable valeur au sein de l’Eglise.

Le premier miracle notoire après l’ascension de Christ eut lieu à l’heure de la prière tandis que deux hommes oints s’y rendaient pour prier.

Si le lieu de prière n’est pas le lieu d’accouchement des miracles, alors la prière perd toute sa valeur.

Un chrétien qui s’absente du lieu de prière prive l’Église de nombreux miracles.

Qu’est-ce que nous devons comprendre de toutes ces infirmités que nous voyons dans nos vies et dans l’Eglise?…

« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière: c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit: Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. » Actes 3: 1-8

Pierre et Jean montaient au temple, à l’heure de la prière.

La prière était l’activité première des apôtres ; ce n’était pas la prédication.

L’heure de la prière ici est mise en emphase, la Bible n’a pas juste ignoré le fait que c’était à l’heure de la prière comme le font plusieurs enfants de Dieu aujourd’hui qui ignorent complètement de leur vie les heures de prière, tant individuelles qu’en groupe.

C’est justement à l’heure de la prière que ce miracle s’est produit, là à l’entrée du lieu de la prière.

Le lieu de prière est le lieu où l’on accouche les miracles divins.

Un leadeur qui prie, un croyant qui prie est un provocateur des miracles divins.

Si Pierre et Jean avaient décidé de ne pas aller à la réunion de prière comme le font bon nombre de croyants aujourd’hui, ce miracle n’aurait pas vu le jour et la Bible aurait manqué de cette histoire si importante dans ses écrits.

Ta présence, cher frère et sœur à la réunion de prière va enfanter ce que la présence des autres ne peut pas enfanter. Ne te dis pas : « je resterai chez moi puisqu’il y a après tout, d’autres personnes qui seront là».

Non! Ne le fais pas! Il y a des miracles qui vont se produire au lieu de prière et qui dépendent essentiellement de ta présence là-bas.

L’absence d’un croyant au lieu de la prière est un « super désastre ».

Le premier miracle mentionné dans le livre des actes a lieu sur le chemin de la prière.

Aujourd’hui, nous avons une génération qui veut des miracles, qui veut de grandes interventions de Dieu mais qui refuse de se diriger vers le chemin de la prière; une telle génération sera certainement beaucoup séduite par les diseurs d’aventures.

La Bible nous dit qu’il y avait à la porte du temple un homme boiteux que l’on venait toujours déposer là afin qu’il mendie.

Il faut bien noter que cet homme boiteux ne venait pas au lieu de la prière pour prier, on le plaçait là afin qu’il mendiât.

Il était à l’entrée du lieu de prière mais il n’y entrait jamais.

Son regard était tourné vers les hommes et non vers Dieu.

Plusieurs croyants aujourd’hui sont comme ce boiteux et plusieurs églises sont comme le temple avant l’arrivée de ces deux hommes oints.

Je m’explique :

Très peu de croyants prient, c’est déjà une tragédie, mais même dans le peu qui se lève pour aller au lieu de prière, plusieurs s’arrêtent et s’assoient à la porte du lieu de prière comme ce boiteux sans jamais y entrer.

Plusieurs sont au lieu de prière, mais n’entrent ni dans la présence de Dieu ni dans l’esprit de la prière.

Ils sont au lieu de la prière mais ils ne touchent aucune réalité divine.

Ils sont au lieu de la prière et leurs pensées se promènent partout dans le monde (les pensées vagabondes).

Ils sont au lieu de la prière mais paralysés par les soucis, les inquiétudes et les choses de ce monde.

Ils sont au lieu de la prière mais si préoccupés par les besoins de ce monde; le royaume des cieux n’est pas ce qu’ils cherchent, ce sont les choses de ce monde qui les préoccupent, ils ne savent prier pour rien d’autre que leurs besoins matériels.

Lorsqu’on prie pour les réalités de la sanctification, de la consécration, du sacrifice et de l’avancement du royaume de Dieu, ils sont si passifs, mais dès que l’on touche les choses matérielles ils sont si pleins de zèle.

Ils ne réussissent pas à s’élever au delà des choses visibles, ils sont paralysés, boiteux, quand on en vient aux choses de l’Esprit.

De telles personnes bien qu’étant aux réunions de prière ne touchent rien des réalités de la prière, elles sont comme ce boiteux assis à l’entrée du lieu de prière.

Plusieurs sont paralysés dans leurs prières par la religion et le formalisme religieux.

Ils élèvent leurs voix, font de très belles prières aux yeux des hommes pour montrer leur spiritualité; ils n’ont ni la foi en Dieu, ni le cœur tourné vers Lui.

Ils sont là pour faire impression de leur spiritualité sur les hommes ; leur cœur est tourné vers les hommes dans tout ce qu’ils font de même que le cœur et les pensées de ce boiteux étaient tournés vers les hommes qui entraient dans le temple.

Plusieurs ne réussissent pas à accéder aux sphères de l’Esprit au lieu de la prière; leurs prières sont  comme les requêtes de ce boiteux, elles se limitent à leurs besoins matériels et les gardent à l’extérieur des merveilleuses réalités de la prière.

Il y a aussi des églises dont les réunions de prière sont simplement agaçantes ; elles sont comme étaient les réunions dans le temple avant la venue de Jésus-Christ; c’est juste un ensemble de formalisme sans aucune vie.

La prière dans de tels lieux manque de ferveur, elle est terne et religieuse.

De telles réunions de prières ne provoquent aucune joie, aucune assurance d’exaucement dans les cœurs, et n’engendrent aucun miracle.

Si un dirigeant spirituel ne connaît pas les hautes sphères de l’Esprit dans la prière personnelle, il ne peut pas conduire les gens dans la véritable prière.

Un homme qui n’est pas enraciné dans les réalités spirituelles de la prière ne devrait pas diriger une réunion de prière de haute envergure.

Nos réunions de prière meurent parce que :

  • Trop d’hommes et de femmes charnels les dirigent
  • Des gens qui ne prient pas seuls et qui n’ont pas une vie de prière solide au niveau individuel se tiennent sur les pupitres pour diriger les réunions de prière.
  • Des gens qui ne croient pas en la puissance de la prière conduisent les gens à prier.
  • Nous manquons de sérieux ; nous ne préparons pas les réunions de prière devant Dieu avant de venir conduire Son peuple. Nous sortons de nos activités quotidiennes et nous atterrissons directement dans nos églises pour nous tenir devant les gens.
  • Trop de pensées charnelles remplissent les cœurs de ceux qui dirigent et ils empoisonnent le peuple avec ces pensées charnelles.
  • Nous ne sommes pas sérieux ; nous parlons beaucoup de prière, mais nous prions peu. Nous voulons mobiliser les gens à prier et nous ne prions pas nous-mêmes.
  • Parce que nous focalisons trop les gens en prière sur leurs besoins naturels et non éternels.
  • Parce que nous ne connaissons que très peu la marche par l’Esprit.

Ce boiteux était tous les jours porté et laissé à la porte du temple. Voilà ce que font nos réunions de prière aujourd’hui. Au plus, elles réussissent à porter nos nombreux fidèles infirmes jusqu’à l’église, mais elles ne transforment pas leur vie; ils repartent de chaque réunion de prière avec les mêmes infirmités et y reviennent la prochaine fois les mêmes.

L’entrée de Pierre et Jean dans cette scène quotidienne vécue à l’entrée du temple est ce dont l’Église a besoin aujourd’hui.

Il faut l’entrée en scène d’hommes et de femmes oints et remplis du Saint-Esprit dans la prière de l’église; il faut qu’à travers ces gens, le Saint-Esprit fasse Son entrée dans nos réunions de prière.

Notons bien que cette triste scène se passait chaque jour à l’entrée du lieu de prière avant la pentecôte.

Il faut une nouvelle pentecôte à cette église de la fin des temps.

Après la pentecôte, le Saint-Esprit a déroulé sur la place publique deux de Ses serviteurs oints pour changer les choses au lieu de la prière.

Ô vivement, que le Seigneur envoie le réveil !

Avant ce miracle, une foule de personnes était entrée dans le temple et s’y trouvait déjà ; tout ce que ces personnes pouvaient faire au meilleur d’eux-mêmes était d’offrir quelques pièces par pitié à cet infirme.

Il y avait beaucoup de gens dans le temple, mais il n’y avait ni vie, ni joie dans le temple (c’est ce miracle qui va apporter la vie et la joie dans le temple).

Si le lieu de prière n’est pas le lieu d’accouchement de miracles, alors il y a un sérieux problème!

Ces gens étaient dans le temple pour prier, mais le Saint-Esprit était dehors.

C’est très effrayant de savoir qu’en tant qu’enfant de Dieu, nous pouvons être réunis à l’intérieur faisant beaucoup de choses religieuses alors que le Saint-Esprit est dehors.

Combien c’est triste de savoir que la réalité du temple est aujourd’hui l’expérience de nombreuses églises ; elles sont rassemblées à l’intérieur priant, alors que le Saint-Esprit est dehors.

Ceci me rappelle ce reproche que Jésus fit à l’Eglise de Laodicée en ces termes : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 3:20

Cette église était rassemblée dans ses bâtiments tout en fermant Jésus dehors (à la porte).

Chers frères et sœurs, soyons courageux.

Arrêtons-nous un instant et posons-nous ces questions :

  1. Pourquoi y a-t-il tant de mendiants dans nos églises?
  2. Pourquoi y a-t-il tant d’infirmes spirituels?
  3. Pourquoi y a-t-il tant d’aveugles spirituels dans nos églises alors que nous « prions »?

Deux hommes entrèrent en scène, conduits par le Saint-Esprit.

Dès qu’un homme se laisse conduire par le Saint-Esprit, il entre en scène dans les sphères invisibles.

Les infirmités ne respectent pas ton titre, les démons ne respectent pas tes titres, ces choses ne respectent que ceux qui sont mis en scène par le Saint-Esprit.

Un des gros problèmes de l’Eglise aujourd’hui c’est qu’il y a trop de personnes qui se sont elles-mêmes mises en scène ou alors ont été mises en scène par des comités et non par le Saint-Esprit.

Personne ne devrait se tenir pour rendre un quelconque ministère spirituel sans avoir été mis en route par le Saint-Esprit.

Et le Saint-Esprit met en scène ceux qui connaissent les sentiers de la prière victorieuse.

Aujourd’hui dans l’Eglise on veut me faire croire à un Saint-Esprit qui remplit les gens et ne les engage pas à la prière, Lui qui intercède sans cesse en nous par des soupirs inexprimables.

Allez-vous me faire croire que le Saint-Esprit ait changé?

Et qu’Il n’enflamme plus ceux qu’Il remplit à la prière fervente?

Lorsque Pierre et Jean arrivèrent là, ils rencontrèrent l’homme infirme.

Il leur demanda l’aumône, car c’était son habitude.

C’était une routine quotidienne, une répétition des mêmes gestes et faits chaque jour.

C’est malheureusement à cela que se sont réduits plusieurs croyants.

Leur vie chrétienne est devenue une série de routine sans engouement et sans vie.

C’est une forme de spiritualité qui ne s’élève pas au dessus du fonctionnement dans l’âme ; elle ne s’élève pas au dessus des besoins de cette vie présente.

Malheureusement, plusieurs prédicateurs se sont spécialisés à donner l’aumône spirituelle  aux gens; leurs messages se focalisent exclusivement sur les besoins terrestres des gens.

C’est une attaque réelle et très grave à la foi véritable.

« Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » Luc 18:8

  • Pierre lui adressa la parole de manière à fixer l’attention de cet infirme loin au-delà de la terre :

Pierre lui dit : « regarde-nous »

Une chose que tu dois savoir c’est que les mendiants ont toujours les yeux fixés vers le sol, ils tendent la main pour demander mais avec  les regards fixés vers le sol.

Il y a en eux un sens profond de honte, un sentiment de rabaissement et ce sens de rejet par la société.

C’est un fort sentiment de rabaissement et de petitesse qui les anime.

Pierre l’amena, ainsi que Jean, à lever la tête et à ôter les regards de la terre.

Dieu ne peut pas faire grand chose dans ta vie si tu ne lèves pas tes yeux pour les fixer sur Jésus-Christ.

Ceci me rappelle la parole que l’Eternel adressa à Abraham après que Lot se fut séparé de lui : « L’Eternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui: Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident »

Genèse 13 :14

Celui qui prie doit lever les yeux au-delà de ses besoins pour les fixer sur Jésus-Christ.

Si un miracle doit avoir lieu dans ta vie, il faut que tu lèves les yeux au-dessus de tes problèmes, de ta situation et que tu les fixes sur Jésus.

Lorsque Etienne avait levé les yeux vers le ciel alors qu’il était entouré de personnes enragées et remplies de haine contre lui, il vit la gloire de Dieu. « Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. » Actes 7:55

Nos avons affaire à une génération ou les prédicateurs et ministres de culte passent plus le temps à fixer les regards et l’attention des brebis sur les choses de la terre.

Personne ne peut voir la gloire de Dieu en s’affectionnant aux choses de la terre.

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Par Léopold Nembouet, serviteur de Jésus Christ.

 

 

 

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