« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Elisée. Elisée lui fit dire par un messager : va, lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur.  Naaman fut irrité, et il s’en alla, en disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. » II Rois 5 :9-11

Naaman était un lépreux, cependant chef de l’armée du roi de Syrie. Il apprit qu’un prophète en Israël pouvait le guérir de sa lèpre et, avec l’accord de son maître, s’en alla à la rencontre du prophète pour sa guérison. Cet homme avait vraiment reconnu qu’il avait un problème, et reconnut également où se trouvait la solution à son problème. Il se rendit même auprès  de cette personne qui détenait la solution à son problème de santé. Mais alors, lorsque le prophète lui fit savoir concrètement ce qu’il fallait pour sa guérison, il fut déçu, et ne fut point près à suivre le chemin de sa guérison. Il était venu voir le prophète avec des appréhensions, avec ses pensées au sujet de comment le ministère de guérison lui serait rendu ; et si son histoire devait s’arrêter là, il aurait manqué sa guérison, il n’aurait jamais été guéri. Il dit ceci : « voici, je me disais : il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. »

1-Cet homme en venant voir l’homme de Dieu ne retira point sa casquette de chef de l’armée réputée du grand roi de Syrie.

2-Il avait tout tracé dans sa tête, sur comment les choses devraient se passer.

Nous bénissons Dieu pour le prophète Elisée qui n’avait que foutre des rangs sociaux, pour qui la seule chose qui comptait était la parole de l’Eternel, la volonté de l’Eternel. Cher serviteur de Dieu, ne te laisses-tu pas influencer par les rangs sociaux des uns et des autres alors que Dieu t’a donné des instructions claires ? Ce n’était pas le cas d’Elisée. Même cette réaction de cet homme haut placé ne le fit pas bouger d’un cran de ce que Dieu l’avait déjà conduit à donner comme instruction pour la guérison de ce dernier.

Revenant à notre sujet, nous disons que lorsque tu t’approche de Dieu, « déshabille-toi », mets de côté tes titres, tes exploits, ta connaissance, tes attentes, désirs, bref, ta volonté et ta façon de penser. Car Dieu agit tantôt d’une manière, tantôt d’une autre ; Il a horreur que tu cherches à Le canaliser, à Lui imposer la manière dont tu voudrais qu’Il te réponde.

Bien-aimé, avec quelles dispositions intérieures t’approches-tu de Dieu pour Lui faire des requêtes ? Es-tu prêt à accepter la solution de Dieu à la situation à laquelle tu fais face, ou alors tu veux que Dieu te réponde de ta manière ?

Plusieurs chrétiens se plaignent de ne pas voir leurs prières exaucées, alors même qu’ils sont eux-mêmes en train de rejeter l’exaucement de Dieu.

Tu pries et demandes à Dieu de te bénir avec un conjoint, et dans ton cœur tu as d’avance arrêté le genre de personne que Dieu doit te donner : sa tribu, son âge, sa taille, sa race, son teint, son rang social, etc. Ce que tu crois être la tribu, la taille, la corpulence, le teint… de la personne que tu dois épouser t’a-t-il été révélé de Dieu ? Pendant que tu attends que Dieu te donne pour conjoint une femme ou un homme de 28 ans, celle ou celui qu’Il a pour toi soit n’a que 25 ans ou alors a 30 ans ou même plus!

Arrêtons, bien-aimés d’être bornés dans ce que nous attendons de Dieu. Nous ne pouvons pas Le maîtriser, encore moins Le commander! Soyons ouverts à Sa volonté, qui est d’ailleurs la meilleure chose pour nous, et nous verrons cette parole de l’Ecriture s’accomplir dans nos vies : « fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » Psaumes 37:4 . Et encore : « Car tu bénis le juste, ô Eternel! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier. »  Psaumes 5:12

Après plusieurs luttes intérieures et même exprimées, Naaman alla se soumettre à l’instruction divine et fut guéri. Il découvrit personnellement ce Dieu dont il entendait parler, il fut un homme nouveau. Toi, va, et fais de même : arrête tes luttes quant à l’acceptation de ce que Dieu pour toi ; dispose-toi et accepte ce que Lui Il voit et sait être bon pour toi et tu seras heureux !

Shalom !

Par pasteur Jeannine Nicole.

 

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